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Lorsque je suis arrivée à Madison en 1949, j’ignorais que l’eau y était traitée au fluor. Je ne savais pas non plus pourquoi, tout à coup, mon ulcère latent devait se mettre à regimber, pourquoi j’éprouvais une douleur incessante à mon côté droit, pourquoi des frissons me parcouraient le long du côté gauche lorsque j’étais couchée. Mon médecin non plus, n’en savais rien, puisque, de par sa formation, il n’aurait guère affirmer ceci : " Il se peut que vous ne puissiez tolérer l’eau traitée au fluor. Changez d’eau et l’on verra ". Il disait plutôt : " C’est l’àge, Mona c’est l’àge ". Il n’en tenait qu’à moi de savoir ce qui se passait. C’était à moi de découvrir pourquoi j’avais tellement mal que je ne pouvais me retourner dans mon lit sans me tirer en me cramponnant au bord du matelas; pourquoi je ne pouvais dormir une seule nuit sans souffrir à un point tel que je devais passer les trois dernières heures dans mon fauteuil inclinable. C’était à moi de découvrir pourquoi, soudainement, je m’étais mise à faire des allergies; de me rendre compte qu’après six mois sans eau fluorée, je n’avais plus besoin des injections qu’on m’administrait régulièrement depuis plus de sept ans. Ceci, je l’ai découvert de moi-même – simplement en cessant de boire l’eau fluorée de l’endroit. Au cours de l’hiver 1964-65, le simple fait de laver la vaisselle devint pour moi une besogne extrêmement pénible; mes poumons et mes côtes semblaient sur le point d’éclater. Mon médecin crut que la cause de cette maladie provenait du fait que mon évier était trop bas; il m’affirma que mes poumons se portaient bien, que mon foie fonctionnait normalement – en somme, que je n’avais aucune maladie. Pourquoi alors ne pouvais-je pas écrire? Une partie de mon travail consistait à annoter les compositions de mes étudiants; je m’étais rendue compte que mes caractères étaient cinq fois plus gros qu’auparavant. De plus, lorsque j’étais en train d’écrire, soudain mon bras subissait un mouvement nerveux et le crayon faisait alors un saut près d’un pouce vers le haut. Cela m’exaspérait et m’humiliait. Mais qu’est-ce que je pouvais faire? Au dire de mon médecin, j’étais physiquement bien portante. Puis alors, je fus renseignée sur l’eau fluorée de Madison, et je cessai d’en boire. Les adeptes d’aliments naturel m’aidèrent à obtenir de l’eau exempte de fluor et des aliments que n’avaient pas altérés les fertilisants, les herbicides et les insecticides. Je leur dois mille remerciement – mon seul moyen de leur rendre ce service consiste à contribuer à faire connaître au monde les torts que l’eau fluorée peut causer tant à la santé physique que mentale. Peut-être me direz-vous " C’était sans doute les herbicides et les insecticides qui vous étaient nuisibles ". Ils me faisaient tort en effet; mais, je me suis rendue compte que mes douleurs et mes misères d’autrefois resurgissaient alors que je n’avais pris qu’un seul verre d’eau et que je n’avais modifié mon régime alimentaire d’aucune autre façon. Et ainsi je sais maintenant. |
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