Le Point de vue des consommateurs

 

Voici le témoignage de Ramona H. Paddock du Wisconsin.
Une bouteille de poison contient une étiquette portant un crâne et deux os qui se croissent; quand je me suis installée à Madison en 1949, ce symbole ne figurait pourtant pas sur les robinets de l’endroit; j’absorbais alors à mon insu une eau qui contenait l’un des poisons les plus mortels que l’on connaisse. Ce ne fut qu’en 1965, soit seize ans plus tard, que j’ai connu l’état de fluoration de l’eau de cette ville; j’ai pu alors prendre les mesures pour remédier à la situation. Voilà seize années de ma vie au cours desquels mon organisme fut en contact avec la fluorure; pendant sept de ces années, j’étais en proie à des douleurs et au désespoir, faute de savoir de quoi je souffrais; quant à mon médecin, il n’y pouvait rien.

J’ai lu à fond tous les livres et articles que j’ai trouvés sur la fluoration. J’ai eu des échanges avec ceux qui s’y connaissaient. J’ai rencontré des autorités en matière de santé – ceux justement qui auraient dû pouvoir m’aider; on m’a conseillé de quitter Madison si je croyais que l’eau fluorée me causait des ennuis.

La question que l’on me pose le plus souvent est la suivante : " Comment savez-vous que l’eau fluorée vous fait du tort? " Voilà qui pose un problème, car comment est-ce que sais moi?

Si chaque fois que je mangeais un œuf, il revenait de la même façon qu’il était auparavant, je saurais alors que cet aliment était à proscrire de mon régime alimentaire. Ou encore, si je buvais de l’eau de lessive, je brûlerais mon système digestif d’une extrémité à l’autre, et je saurais alors reconnaître la réaction de mon corps : à ne pas toucher! Mais pour ce qui est de l’eau fluorée, comment puis-je savoir s’il s’agit d’une matière à ne pas toucher? Il ne survient pas de brûlure pour me prévenir, l’estomac ne se rebelle pas – du moins au début; cette eau n’a pas d’odeur ni de goût qui pourrait me prévenir du danger. Comment puis-je donc savoir?

Seule une expérience amère me l’a appris; voilà une très longue histoire dont je ne raconterai que les faits saillants.

J’étais le garçon manqué de la famille des Paddock. Je sautais et courais, grimpais les arbres, me balançais aussi haut que n’importe qui. Je bêchais le jardin, nettoyais le poulailler; enfin j’aimais la vie en plein air. Je suis devenue membre des WACS et je participais aux défilés avec ceux qui étaient de beaucoup plus jeunes que moi. Je me suis rendue en Alaska où j’ai aidé mon beau-frère à construire un garage. En somme, j’étais en santé.

Eh oui! J’avais également mes problèmes. Ces jours où mon estomac devenait réfractaire à certains aliments (un ulcère latent); ces moments où j’éprouvais des douleurs au dos, causées par un disque déplacé, à la suite d’un accident quelconque. Malgré tout, j’étais une personne en santé. Et voilà que je suis venue m’établir à Madison! Ma santé d’antan céda graduellement le pas à des douleurs, à des allergies, à des insomnies, à une nervosité intense.