Il est temps de s’inquiéter

Nous ne savons pas quel est le niveau de pollution quotidien de notre eau. Il n’y a donc qu’une façon de se protéger et cela consiste à distiller son eau. On est sûr ainsi de consommer l’eau la plus pure possible.

Le problème des deux villes jumelles

Récemment, à Coon Rapids, au Minnesota, une maîtresse de maison téléphone au service de la Santé de l’état pour signaler que l’eau de son puits est recouverte d’une drôle de "mousse". C’était là le premier symptôme d’un problème qui depuis préoccupe plusieurs millions d’habitants de la région de Chicago et de Détroit.

Cette "mousse" était dû aux enzymes qui sont les agents actifs des détergents. Les enzymes n’existent pas dans la nature ; en conséquence, lorsqu’on les trouve dans les nappes d’eau souterraines, on peut en attribuer l’origine au déversement d’eaux usées.

Les nitrates sont devenus un danger pour les enfants élevés au biberon. L’eau n’offre pas plus de garantie lorsqu’on la fait bouillir, cela ne fait qu’augmenter la concentration des nitrates.

Les nitrates, un problème propre au Nebraska

Les nitrates injectés dans nos terres du Nébraska, afin d’augmenter les récoltes dans la vallée de la Platte, sont devenus un danger pour la santé des habitants dont la longévité était la plus grande dans la nation. Étant donné que la nappe artésienne se trouve près du sol, les nitrates s’infiltrent dans les nappes d’eau servant à l’alimentation. Étant donné que 0.10 parties par million de nitrates suffit à tuer un nouveau-né, il est temps de s’inquiéter. Notre belle vallée, où se bercent les hauts épis de maïs, devient rapidement un piège mortel.

Aujourd’hui, l’humanité a détruit son sol, son eau et son air. L’appât du gain appris le pas sur le don de la vie. Nous avons introduit sur nos sols des quantités de nouvelles maladies des plantes et de nouveaux insectes. Nos eaux polluées suppriment toute vie et tuent nos enfants dans leurs berceaux. L’air est irrespirable. Vivre aujourd’hui ce n’est plus vivre. C’est tout simplement exister. Où cela va-t-il se terminer ? Est-ce le problème de l’un d’entre-nous, ou le problème de tous ?

"Si nos sols sont malades, nos plantes sont malades. Si nos plantes sont malades, nos animaux le sont aussi, et si nos animaux sont malades nous le sommes à notre tour," affirme Paul Brinkman.