par ans. J’étais moi aussi voué au durcissement des artères, à l’arthrite, à la cataracte, aux calculs biliaire, au diabète, à l’obésité et autres maladies du vieillissement, ce qui pourtant ne m’avait jamais traversé l’esprit.

Je me souviens aussi d’une autre expérience survenue au cours de mon adolescence. Je suis né et j’ai été élevé dans un petit village du Dakota du sud. Nous avions à l’époque un puits qui servait à alimenter le village en eau potable. Cette eau était très fraîche et très dure. (Elle entartrait merveilleusement bien la bouilloire de ma mère.) La centrale électrique était située près du puits mais je me suis aperçu que le directeur buvait de l’eau distillée. Intrigué, je lui ai demandé pourquoi il buvait cette eau insipide alors qu’il avait à deux pas une si bonne eau à sa disposition.

Je me souviens de l’indignation qui s’est emparée de lui. Il m’a dit alors en se radoucissant "un jour, en grandissant, tu verras pourquoi " Je me suis toujours souvenu de cette réflexion. Je savais qu’il n’avait pas jugé utile de donner des explications à un enfant. Mais je savais aussi qu’il avait raisons. Il m’a fallu toutes ces années pour les découvrir.

Les vertus de l’eau distillée ne sont pas nouvelles ; le public les a toujours ignorées. Aujourd’hui de nombreux docteurs d’avant-garde prescrivent de l’eau distillée à leurs patients. Tous les appareils de traitement des reins fonctionnent à l’eau distillée la plus pure. Il est temps de secouer notre population maladive de sa léthargie et de sa langueur. Des milliers de villes américaines consomment de l’eau potentiellement dangereuse et des millions de puits de ferme devraient être condamnés.

Les nuages s’amoncellent

Nous devons non seulement nous préoccuper des substances minérales contenues dans notre eau, mais aussi des nitrates et des anthracènes mortels qui s’infiltrent dans nos lacs, nos rivières et nos puits. Les eaux usées, les déchets d’usine y compris les détergents, remontent les courants d’eau souterrains au rythme d’un demi mille tous les six mois.

L’étonnement de nos édiles

Nos édiles se rendent compte que la pollution peut nous détruire en moins de dix ans. Ce n’est qu’avec l’appui du gouvernement et en y consacrant des milliards de dollars que nous pouvons faire les premiers pas vers la solution de ce problème quasiment insurmontable.

Ce que ne comprennent pas nos dirigeants c’est que la première chose à faire consiste à purifier l’eau que nous buvons. Si l’on en croit les statistiques gouvernementales, 0.10 parties par millions de nitrites dans l’eau peuvent suffire à tuer un nouveau-né. Il s’agit là d’une chose grave ! Des millions de dollars devraient être dépensés pour doter nos